Comment l’acide folique affecte la fertilité ?

Comment l’acide folique affecte la fertilité ?

La fertilité est un bien précieux qui doit certainement être sauvegardé et c’est une question qui est de plus en plus centrale, surtout lorsqu’il s’agit de sensibiliser les jeunes et de parler de prévention.

Les facteurs liés à la santé, tels que l’alcool, le tabac, la sédentarité, le surpoids ou, au contraire, l’insuffisance pondérale, peuvent constituer un facteur discriminant dans la recherche d’une grossesse.

Mais quand peut-on parler d’infertilité ? L’infertilité est définie par l’OMS, Organisation mondiale de la santé, comme l’absence de conception après 12/24 mois de rapports sexuels non protégés ciblés ; on estime qu’en Italie les couples souffrant d’infertilité atteignent 15%.

Comment la nutrition affecte affecte-t-elle la fertilité ?

Avant même de parler de régime alimentaire au sens strict du terme, il faut parler du mode de vie, qui dans son ensemble joue un rôle décisif dans le bien-être mental et physique de la femme et constitue donc un facteur déterminant de la fertilité féminine. De nombreux facteurs liés au mode de vie influencent la fertilité.

Parmi celles-ci, les principales sont : l’indice de masse corporelle (IMC) soit élevé, soit trop bas, le type de régime alimentaire suivi (même sans corrélation avec le poids corporel), la consommation de tabac et d’alcool, la consommation de caféine, l’excès de sport (surtout de compétition) et la sédentarité, les polluants environnementaux qui peuvent jouer un rôle de dysrégulateurs endocriniens, surtout dans les professions à risque, et enfin le stress.

Selon les dernières études scientifiques et épidémiologiques, une alimentation équilibrée et saine est un facteur qui peut contribuer à augmenter la probabilité de conception, jouant un rôle positif sur la fertilité masculine et féminine. En particulier, l’alimentation et le mode de vie sont parmi les premiers facteurs à corriger chez les personnes en surpoids ou obèses présentant des problèmes d’infertilité, dans le but premier de retrouver un état de poids normal et, dans un second temps, d’améliorer la qualité nutritionnelle des aliments choisis.

De plus, la nutrition est liée à la fertilité non seulement dans le cas des personnes en surpoids mais aussi dans le cas des personnes en insuffisance pondérale. Les femmes en sous-poids, en raison de la présence réduite de tissu adipeux sous-cutané, ont des problèmes d’ovulation et de dysfonctionnement du cycle menstruel, ce qui compromet leur fertilité.

Pour résumer en quelques points, le « régime de fertilité » repose essentiellement sur 5 piliers :

  • Atteindre et surtout maintenir un poids corporel adéquat grâce à des régimes pas trop restrictifs, mais équilibrés et bien dosés ;
  • Limiter autant que possible la consommation de caféine (café, thé et chocolat) et d’alcool ;
  • Garantir un apport correct en « bonnes » graisses : en particulier l’huile d’olive extra vierge, les fruits secs et les oléagineux ;
  • Veiller à répartir les glucides tout au long de la journée, en préférant de petites quantités de glucides réparties sur tous les repas pour assurer une bonne stabilité glyco-insulinémique ;
  • Assurer un apport correct en protéines, selon que la femme pratique ou non une activité physique, en essayant de privilégier les sources de protéines de bonne qualité.

Quelle quantité et pourquoi est-il si important de prendre l’acide folique  lors de la planification d’une grossesse ?

Tout comme la vitamine D, l’acide folique (ou vitamine B9) est essentiel pour les femmes enceintes car cette vitamine intervient dans la synthèse de molécules essentielles à la vie telles que l’ADN et de nombreuses protéines particulièrement importantes pour les nouvelles cellules qui formeront l’embryon. Une carence en acide folique et en folates est donc particulièrement risquée pour la santé de l’enfant à naître, car elle augmente le risque de malformations fœtales et de problèmes cardiovasculaires. Une carence en acide folique peut également entraîner la naissance de bébés prématurés.

Comment doit-on le prendre ?

Comme l’organisme ne produit pas des quantités suffisantes d’acide folique et de folates, une supplémentation est nécessaire pour couvrir les besoins quotidiens, qui sont plus élevés chez les femmes enceintes que dans la population normale. En particulier, le besoin quotidien en acide folique pour la population est de 0,2 mg/jour. En revanche, à partir de la période péri-conceptionnelle et tout au long de la grossesse, un dosage accru est nécessaire car le fœtus doit puiser dans les réserves maternelles. Avant la grossesse, une femme doit prendre 0,4 mg/jour d’acide folique, en commençant au moins un mois avant le début de sa grossesse. Pendant la grossesse, le besoin quotidien est de 0,6 mg/jour.

En plus de la supplémentation, une alimentation riche en fruits, légumes et légumineuses à forte teneur en folates est toujours recommandée et encouragée, bien qu’elle ne soit pas suffisante. L’acide folique se trouve principalement dans les légumes à feuilles vertes (épinards, laitue, brocoli, asperges, choux de Bruxelles), le foie, le lait, certaines céréales et certains fruits comme les agrumes et les kiwis.

Y a-t-il une différence dans le régime alimentaire d’une femme qui subit une FIV par rapport à celui d’une femme qui essaie de tomber enceinte ?

Selon les études scientifiques actuellement disponibles, le régime méditerranéen est le modèle alimentaire de référence pour augmenter les chances d’avoir un bébé, aussi bien naturellement qu’en utilisant les traitements de fécondation in vitro.

Par conséquent, il n’y a pas de différence substantielle dans le régime nutritionnel des femmes qui ont l’intention d’entreprendre un processus de conception naturelle ou médicalement assistée. Ce qui est fondamental, en revanche, c’est de suivre un régime alimentaire sain et équilibré, en accordant une attention particulière à la qualité des aliments consommés, en essayant de choisir le plus possible des aliments frais, des fruits et des légumes frais et de saison, des viandes maigres, du poisson, des légumineuses et des céréales complètes, afin de garantir l’approvisionnement de l’organisme en glucides, protéines, lipides, vitamines, minéraux et fibres.

 

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